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M6 a fait le recrutement des candidats de "Loft Story" au travers de bandes annonces diffusées sur M6 du 1er février au 6 mars 2001. 38 000 personnes ont répondu et 13 000 dossiers de candidature ont été envoyés. A l'arrivée 11 personnes seulement auront le privilège de se faire filmer dans un loft pendant dix semaines 24h/24 et 7 jours / 7 via le site de la chaîne. Le critère de sélection était d'avoir entre 18 et 35 ans et d'être sans enfant. Boycottyes.com a rencontré quelques candidats mis sur la touche  « Eject ».

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« Les propos des personnages nommés ci-dessous sont le fruit imaginaire de l'auteur Phil Marso. Toutes ressemblances avec des personnes existantes seraient pure coïncidence ».

M6 a fait le recrutement des candidats de "Loft Story" au travers de bandes annonces diffusées sur M6 du 1er février au 6 mars 2001. 38 000 personnes ont répondu et 13 000 dossiers de candidature ont été envoyés. A l'arrivée 11 personnes seulement auront le privilège de se faire filmer dans un loft pendant dix semaines 24h/24 et 7 jours / 7 via le site de la chaîne. Le critère de sélection était d'avoir entre 18 et 35 ans et d'être sans enfant. Boycottyes.com a rencontré quelques candidats mis sur la touche "Eject".

Gérald (26 ans)

Le « Loft story » c'était tout à fait mon genre puisque je vis actuellement en colocation dans un 240 m2 à deux pas de la Place de l'Étoile. Ma candidature était capitale ! Je suis à la tête d'une star-up qui monte comme la chaîne M6. Autant vous dire que l'esprit groupe n'est pas un obstacle pour moi pendant dix semaines. Célibataire, je pourrais en faire craquer plus d'une avec mon mental de battant.

Je vous épargne mon physique car le casting de « Classe mannequin » s'en voudrait encore de m'avoir raté. Autant dire que j'avais tout pour plaire jusqu'à la question : quelle est la première chose que vous faites en rentrant chez vous ? J'ai répondu naturellement que je monte le chauffage à 30° pour déambuler nu dans l'appart. C'est un rituel que je pratique quotidiennement pour évacuer l'agressivité urbaine qui est en moi. Le recruteur m'a dit que « Loft Story » voulait montrer tout, mais il y a des limites à ne pas franchir concernant l'intimité.

Sophie (28 ans)

Le concept de « Loft Story » m'excitait au premier abord. Onze personnes dans un loft de 225 m2 c'est grandiose. Sans parler d'un jardin de 380 m2 qui l'entoure avec piscine, potager et poulailler. C'est la version « Robinson Crusoé » en zone urbaine. Vivre d'amour et d'eau fraîche à dispo dans le frigo ça a toujours été mon rêve. Dix semaines d'éclate totale pour le plaisir des yeux du téléspectateurs, je dis pas non. Je suis ouverte à toutes les expériences. Seulement quand on m'a expliqué qu'au bout de la deuxième semaine, il fallait qu'un de nous parte, et ainsi de suite, au fil des semaines afin d'aboutir au final à un couple, j'ai trouvé que « Loft Story » était d'un conformisme affligeant.

A la question : êtes-vous sociable ? J'ai répondu : Je suis pour les mélanges. Ils m'ont dit : précisez votre réponse, mademoiselle. Je ne me suis pas défilée en avouant que je pratiquais l'échangisme. Paraît qu'en « prime-time » c'est pas le style de M6, mais qu'il faut attendre passé 23h le dimanche pour devenir enfin raisonnable.

Sylvio (24 ans)

J'ai une gueule d'ange qui passerait bien dans le pressoir marketing de la chaine M6. J'ai de la voix puisque j'adore chanter sous la douche. « Loft Story » me convenait. Coupé du monde extérieur, sans journaux, télévision, radio, ni téléphone, sont des conditions idéales pour me livrer. Moi qui n'ose pas parler dans les groupes de paroles pour dépressifs chroniques. Savoir que des millions de gens boiraient mes paroles 24h / 24 et 7 jours / 7.

J'imaginais que c'était une thérapie toute indiquée pour m'en sortir. En plus, j'étais sûr de gagner. J'ai l'art que l'on s'apitoie sur mon sort avec un degré de malheur assez poussé. C'est un peu ma zone interdite à moi qui me blinde. Sauf, pour ceux qui m'écoutent. J'ai déjà à mon actif trois suicides dans mon entourage. Alors, venir à bout de neuf personnes en dix semaines c'est jouable. A la question : Êtes-vous prêt à épargner vos hantises pendant le jeu ? J'ai dit oui, sauf pour les jeudis de l'angoisse sur M6. Les enfoirés ! Ils m'ont catalogué de psychopathe irresponsable.

Jimmy (25 ans)

« Loft Story » c'était une nouvelle vie qui s'offrait à moi. Je dirais même dès le premier jour du tournage. On a fait quelques bouts d'essais pour voir si j'étais à l'aise devant les caméras. 26 caméras dont 3 infrarouges cela ne m'effraie aucunement. Je suis rôdé depuis cinq ans que je couche avec mes cartons sur une bouche d'aération de métro. Les regards en coin du public 24h/24 et 7 jours / 7 ça me connaît. J'y fait même plus gaffe. « Loft Story » c'était providentiel. Sevré d'alcool pendant dix semaines, nourri blanchi et suprême confort : coucher dans un lit aux draps propres. Je me suis donc pointé à leur casting sans signe d'extérieur de crasse.

Mes potes SDF se sont cotisés pour que je me requinque côté fringue et coiffure. J'avais plus la tronche à recevoir 10 balles. Mais le mec à signer le contrat pour l'émission de M6. J'aurais pu devenir le porte parole des oubliés qu'on ne remarque même plus, sauf par temps de pluie. Qu'est-ce qui m'a trahi ? La question banale : quelle est votre adresse ? J'ai rajouté : vous voulez dire mon dernier domicile connu ? Dur ! Dire qu'une maison de rêve d'une valeur de 3 millions de francs m'est passée sous le nez. Chienne de vie !

Phil Marso (12 avril 2001) - Extrait de « Télégénétiquement modifiée ! » (Ed.Megacom-ik)

© MEGACOM-IK & Phil Marso / 2001 / 2013

 
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